S’il a « déploré » que « 11 personnes aient perdu la vie » depuis le début du mouvement des « gilets jaunes » en France, Emmanuel Macron a souligné qu’aucune n’avait « été victime des forces de l’ordre ».

« Je déplore que 11 de nos concitoyens français aient perdu la vie durant cette crise (…). Je note qu’ils ont bien souvent perdu la vie en raison de la bêtise humaine mais qu’aucun d’entre eux n’a été la victime des forces de l’ordre », a déclaré le chef de l’Etat lors d’une conférence, ce lundi au Caire, avec son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi.

« On dit beaucoup contre le pays lui-même, je le regrette »

Depuis le 17 novembre dernier, les manifestations des « gilets jaunes », qui protestent contre la politique sociale et fiscale du gouvernement, ont parfois été émaillées d’affrontements violents avec les forces de l’ordre. « Ce que la France vit depuis plusieurs semaines est inédit et je veux rendre hommage au professionnalisme des forces de l’ordre dans ce contexte », a ajouté Emmanuel Macron.

« En France, il est permis de s’exprimer librement (…). En France, on peut dire tout. Parfois, on dit beaucoup contre le pays lui-même, je le regrette », a déclaré Emmanuel Macron, ajoutant que c’était « la force de la démocratie ». « Il y a, dans notre pays, une liberté qui est constitutionnellement garantie, qui est la liberté de manifester. Et nous entendons bien la protéger », a insisté le président français.

Des interpellations « légitimes », défend Emmanuel Macron



Lors des manifestations des « gilets jaunes », qui n’ont « jamais été interdites, des individus, des casseurs, des extrémistes (…) ont parfois commis le pire, des exactions consistant à saccager des commerces, des bâtiments publics, ou à mener des actes de violence à l’égard des forces de l’ordre ou d’autres personnes », a-t-il ajouté.

« D’une manière légitime, ils ont été interpellés. Pas interpellés parce qu’ils disaient quelque chose. Pas interpellés parce qu’ils pensaient quelque chose. Interpellés parce qu’ils cassaient, parce qu’ils détruisaient, parce qu’ils s’attaquaient à d’autres citoyens ou aux institutions ». « Je ne voudrais pas que soit confondus ici ou mélangés ces casseurs professionnels (…), qui seront punis comme le prévoit la loi (…), avec des concitoyens français qui manifestaient leur mécontentement comme ils ont droit de le faire », a-t-il encore poursuivi.

Source : 20 Minutes



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