Une prime de sujétion de 120 à 140 euros leur était versée pour compenser la précarité de leur statut. Le directeur l’a supprimée pour « faire des économies ».

Près d’une centaine d’aides-soignants contractuels de l’hôpital de Flers, dans l’Orne, a découvert dans un courrier, juste avant Noël, que leur prime de sujétion a été supprimée, rapporte vendredi 28 décembre France Bleu Normandie. C’est une prime mensuelle de 120 à 140 euros pour compenser certaines conditions de travail.

« Les gilets jaunes se mettent dans la rue pour leur pouvoir d’achat et là, les aides-soignants vont perdre 120 à 140 euros de pouvoir d’achat », explique Dominic Gallet, délégué CFTC. Le directeur a envoyé des courriers à tous les contractuels dont le contrat se terminait.

Mis devant le fait accompli pour Noël


« Du jour au lendemain, le jour de Noël, certains ont reçu un courrier, c’est inadmissible. On leur renouvelle leur contrat mais la prime d’aide-soignant n’existe plus », ajoute le syndicaliste. Inadmissible pour le Dominic Gallet alors que, dans le même temps, Emmanuel Macron encourage les entreprises privées qui le peuvent à donner une prime défiscalisée à leurs employés. « Le directeur avait parlé de pistes pour faire des économies, mais on n’a jamais débattu de ça dans nos instances. Les aides-soignants vont perdre 120 à 140 euros de pouvoir d’achat. Ils ont été mis devant le fait accompli », dénonce le syndicaliste.

Cette prime mensuelle de 120 à 140 euros concerne près d’une centaine d’aides-soignants contractuels. Elle n’est pas obligatoire, mais compense les difficultés du métier.

Source : France Info


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