Dans une période où de nombreuses pistes permettant d’améliorer le pouvoir d’achat sont évoquées, celle d’une TVA réduite pour les produits de première nécessité ne semble pas trouver grâce aux yeux du gouvernement.

Elle fait partie des premières mesure évoquées dans les cahiers de doléances du grand débat national. Mais selon Olivier Dussopt, secrétaire d’État à la Fonction publique, la réduction de la TVA déjà à taux réduit (5%) sur les produits de première nécessité, risquerait de ne pas être « très efficace » pour augmenter le pouvoir d’achat.

« Parfois on entend qu’il faudrait encore baisser la TVA à 5% sur les produits de toute première nécessité: je ne suis pas sûr que ce soit très efficace en termes de pouvoir d’achat », a déclaré le secrétaire d’État sur le plateau de LCI.

Reconnaissant que la TVA, « comme tout impôt indirect, a un caractère injuste car elle ne tient pas compte du niveau de revenus », il a rappelé que « la TVA est déjà modulée ». La taxe sur la valeur ajoutée comporte trois niveaux: 5, 10 et 20% selon les produits ou les services auxquels elle s’applique.


Des produits peu chers « par définition »

Pour Olivier Dussopt les produits de première nécessité « ne sont pas, par définition, des produits très chers dans le quotidien ». « Sur des produits à 2, 3 ou 4 euros, si vous réduisez la TVA, même de moitié, c’est quelques centimes », a-t-il observé. « Peut-être peut-on dire, c’est toujours ça de pris, mais est-ce que c’est significatif, est-ce que ça se ressent dans le quotidien? Je ne le crois pas », a-t-il développé.

Il a défendu à l’inverse les mesures du gouvernement. « Nous avons évoqué la taxe habitation, c’est un gain moyen de 200 euros par an pour les 80% des ménages exonérés, nous pourrions évoquer la prime d’activité, c’est 100 euros par mois, c’est beaucoup plus significatif », a ajouté le secrétaire d’État.

Olivier Dussopt a en outre exclu toute modulation de la TVA en fonction des revenus. En raison des règles européennes et parce que ce serait « extrêmement compliqué au quotidien parce que vous imaginez le travail titanesque de celles et ceux qui encaissent, qui facturent, s’ils doivent en plus savoir le niveau de revenus de leurs clients pour adapter le niveau de TVA ».

Sans compter, a-t-il insisté, que ce serait « assez indiscret pour les données personnelles et la vie quotidienne des Françaises et des Français. Argument qui avait aussi été évoqué au moment de la mise en place du prélèvement à la source…

Source : BFM


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