Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État auprès du ministre de la transition écologique et solidaire a été choisie pour succéder à Chantal Jouanno et diriger le grand débat avec la société civile.

Le cynisme du gouvernement ne semble pas voir de limites. Cette Énarque de la même promotion qu’Édouard Philippe, haute fonctionnaire de l’État, est devenue par la suite lobbyiste pour Danone. Avant d’intégrer le gouvernement celle-ci touchait 470 000 euros par an, de quoi faire pâlir la fiche de paie à 14 000 euros de Chantal Jouanno.

Une carriériste dévouée aux exploiteurs et aux pollueurs

Emmanuelle Wargon est actuellement secrétaire d’État auprès du ministre de la transition écologique et solidaire. Elle a été nommée le 16 octobre 2018 suite à la série de départs qu’a connu le gouvernement, notamment des ministres Gérard Collomb aujourd’hui remplacé par Castaner, ainsi que Nicolas Hulot remplacé par François De Rugy. La macronie avait alors été obligée de serrer les rangs quitte à abandonner l’image du « nouveau monde » qu’elle tentait alors de se donner. La nomination d’Emmanuelle Wargon égratigne encore un peu plus cette image à laquelle plus personne ne croit. Le gouvernement actuel est composé d’une clique de politiciens professionnels au service des intérêts des grands trusts.


Diplômée d’HEC et de Sciences Po, la fille de Lionel Stoléru (ancien ministre de Valéry Giscard d’Estaing) était dans la même promotion à l’ENA qu’un certain Édouard Philippe. Fille de politicien, cette dernière débute une carrière des plus classiques : la haute fonction publique (cour des comptes), avant de faire ses gammes dans les cabinets (conseillère technique dans le cabinet de Bernard Kouchner, le Haut-commissariat aux Solidarités de Martin Hirsch sous Nicolas Sarkozy, le ministère du travail sous Hollande). Comme pour l’ex-maire du Havre avec Areva, Wargon exerce ensuite dans le privé. Rien de tel qu’un poste de lobbyiste pour une multinationale ultra-polluante, en l’occurrence Danone, en tant que directrice générale des affaires publiques et de la communication.

Alors que depuis deux mois se mobilisent des gilets jaunes qui ne peuvent boucler leurs fins de mois et que la question de l’augmentation des salaires et du pouvoir d’achat est au cœur du mouvement, Chantal Jouanno a du démissionner de l’organisation du grand débat à la suite de l’indignation provoquée par le salaire qui lui était versé. Mais celle-ci fait pâle figure à côté de Wargon. Lorsqu’elle travaillait pour Danone, celle-ci a touché sur trois ans en moyenne 350 000 euros par année ! Et elle se permet en plus de déclarer au Figaro « Je sais que c’est un niveau de revenus important, je n’ai gagné ces montants que pendant trois ans, le reste du temps, j’étais au service de l’État et fonctionnaire ». Elle perçoit au gouvernement un revenu de 9 722 euros par mois. Rien que pour l’année 2018 d’Emmanuelle Wargon, il faudrait qu’un salarié touchant 1 300 euros par mois travaille 30 ans.

Emmanuelle Wargon n’était en rien une simple fonctionnaire comme peuvent l’être des milliers de travailleurs qui font tourner jour après jour les services publics que le gouvernement à décider de continuer à démanteler très prochainement. Emmanuelle Wargon fait partit de cette caste des Hauts fonctionnaires qui vivent en parasites tout en haut des institutions, non élus et véritables hérauts des intérêts privés avec lesquels ils se lient souvent. Avant son départ chez Danone, en tant que déléguée générale a l’emploi et la fonction professionnelle, celle-ci touchait déjà 150 000 euros par an !

S’il il fallait encore prouver aux Gilets Jaunes que le Grand débat ne va régler en rien la crise actuelle, c’est chose faite. Comment une personne qui touche en un an ce que gagnerait un travailleur en 30 ans peut-elle gérer le débat qui se veut être une solution pour apaiser la crise sociale et économique des millions de personnes qui galèrent à boucles les fins de mois ?

Source : Révolution Permanente


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